Les échelles gnomoniques

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Livres traitant de près ou de loin des échelles gnomoniques

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Les échelles gnomoniques permettent d’éviter tout calcul pour tracer un cadran solaire plan. Elles sont de deux types et ont très certainement été développées indépendamment vers la fin du XVIe siècle en Angleterre pour l’un et à Prague pour l’autre.

Celles en provenance de Prague sont appelées échelles de Curtius en référence à Jacob Kurz von Senftenau (latinisé Jacobus Curtius), vice-chancelier d’empire de l’empereur Rodolphe II et protecteur de Tycho Brahé, qui selon Christopher Clavius les a mis au point. Mais c’est Clavius lui-même qui fut le premier à les mentionner dans Fabrica et usus instrumenti ad horologiorum descriptionem peropportuni-Caput XVI publié en 1586.

Les échelles gnomoniques venant d’Angleterre sont communément appelées échelles de Foster, en référence à l’astronome Samuel Foster qui dans son livre à The art of dialling; publié en 1638 évoquait le sujet sans trop donner de détail. Samuel Foster était professeur d’astronomie au Gresham College près de Londres où Edmund Gunter avait mis au point sa règle à calcul. Les échelles gnomoniques entrent donc complètement dans la logique de calcul développée durant cette période.

Malgré les nombreux livres anglais traitant le sujet des échelles gnomoniques et les nombreuses règles fabriquées il est difficile de savoir si ces échelles ont réellement servi à tracer les cadrans. Elles furent certainement bien plus une belle application pratique des mathématiques.